Bris de service au centre hospitalier de Val-d’Or : Serge Allard questionne un système trop éloigné des réalités locales
Une situation préoccupante et inacceptable
Pour le maire de Val-d’Or, Serge Allard, cette situation est préoccupante et difficilement acceptable pour une population qui doit pouvoir compter sur ces services essentiels dans son milieu. Val-d’Or constitue le deuxième centre en importance en Abitibi-Témiscamingue et dessert une population qui dépasse largement les limites de la municipalité.
Les préoccupations exprimées par le maire font d’ailleurs écho à celles soulevées publiquement par le syndicat représentant des travailleuses et des travailleurs du réseau de la santé, qui a également dénoncé la situation. Pour Serge Allard, cette prise de position vient renforcer la nécessité de s’attarder aux enjeux d’organisation et de disponibilité des ressources qui affectent la capacité d’offrir les services attendus à la population.
« Je ne remets aucunement en cause le travail et le dévouement des professionnels de la santé qui œuvrent quotidiennement auprès de notre population. Cette situation soulève toutefois des questions importantes sur l’organisation de notre réseau, sur les ressources disponibles dans nos établissements et sur la capacité du système à répondre adéquatement aux réalités des communautés éloignées des grands centres. »
Campagne électorale provinciale
Dans le contexte de la campagne électorale provinciale, le maire estime que cet enjeu doit également faire partie de la réflexion des électrices et des électeurs.
« Les Valdoriennes et les Valdoriens sont en droit de demander des engagements clairs aux partis politiques et aux candidats afin que la région puisse bénéficier de services publics à la hauteur de ses besoins et de sa contribution au développement économique du Québec. »
Un enjeu plus large
Pour Serge Allard, la situation vécue au centre hospitalier met également en lumière un enjeu plus large : celui de la décentralisation des décisions et de la marge de manœuvre accordée aux régions et aux milieux locaux.
« Cette situation nous rappelle l’importance d’une véritable décentralisation. Les régions doivent disposer de davantage de leviers pour prendre des décisions adaptées à leurs réalités. Et cette décentralisation doit aller plus loin : certaines décisions prises à l’échelle régionale gagneraient elles aussi à être rapprochées du niveau local. »
Cette volonté de rapprocher les décisions des communautés ne concerne d’ailleurs pas uniquement le réseau de la santé. Le maire estime que la même réflexion doit être menée pour d’autres services essentiels à la vitalité des communautés, notamment en matière d’éducation postsecondaire.
« Les personnes qui travaillent dans nos établissements connaissent leur milieu, leurs besoins et leur population. Donnons aux organisations locales les moyens et la marge de manœuvre nécessaires pour agir. »
Le maire résume ainsi le principe qui devrait, selon lui, guider les décisions gouvernementales concernant les services en région :
« Plus les décisions seront prises près des communautés qu’elles concernent, mieux nous pourrons répondre aux besoins de la population. »