Historique
Le projet d'épuration de la Ville de Val-d'Or a été réalisé en 1984 et 1985 au coût de 18 millions et subventionné à 90% par le ministère de l'Environnement du Québec. Ce projet comprenait l'implantation de collecteurs interceptant tous les égouts de la municipalité de Val-d'Or, la construction de la station d'épuration, quatre stations de relèvement et la station de pompage principale.
Fonctionnement
Les eaux sont acheminées à la station de pompage principale située sur le boulevard Tétrault, entre le boulevard Jean-Jacques Cossette et chemin Sullivan. C'est dans cet édifice que sont d'abord pompées toutes les eaux usées de la municipalité avant d'être envoyées à la station d'épuration. La station de pompage, un édifice de trois étages mais surtout en profondeur, est donc équipée pour faire subir un premier traitement aux eaux usées.
L'eau à ce stade du traitement est débarrassée de tout objet grossier (bois, sable, cailloux). Le mélange eau-matières organiques est ensuite pompé à l'aide de deux pompes de 250 h.p. vers la station d'épuration située à quelque 4,5 kilomètres de la station de pompage principale. La station d'épuration est située à la sortie ouest de la ville direction Malartic.
Mais c'est à la station d'épuration que le véritable travail s'effectue. Les eaux sont d'abord dirigées vers l'un des deux chenaux d'oxydation où, grâce à des cultures biologiques, elles subissent un premier traitement. L'eau séjournera environ 20 heures à l'intérieur de ce bassin en forme de piste de course ayant une capacité de 4 850 m3 chacun.
Elles sont ensuite détournées vers l'un des deux clarificateurs. Les bactéries y poursuivent leur travail. Une partie des eaux est alors claire et peut être déversée dans le lac De Montigny. Le reste ressemble de plus en plus à de la boue. Ces boues sont alors acheminées, soit au chenal d'oxydation pour subir un autre traitement complet, soit vers l'épaississeur dont la fonction, comme son nom l'indique, est d'épaissir les boues qui seront ensuite dirigées vers une presse pour faire des « gâteaux » de boue. Ce qui reste d'eau a déjà été déversé dans le lac et c'est de l'eau propre.
Il reste alors des « gâteaux » de boue à se débarrasser. Conjointement avec les industries forestières, le Ministère des Ressources naturelles et la Municipalité, les boues sont utilisées comme fertilisant sur le matériel de recouvrement des champs à résidus miniers de la région.